====== Climat japonais ====== Carte des courants : 1, 2 et 3 : Kuroshio, 4 : Tsushima, 5 : Tsugaru, 6 : Sōya, 7 : Oyashio, 8 : Liman. Villes dont les diagrammes climatiques sont mentionnés à gauche Sapporo Sendai Niigata Nagano Tokyo Nagoya Osaka Hiroshima Fukuoka Kagoshima Naha Île Minamitori Villes mentionnées à gauche, sauf l'île Minamitori, plus au sud-est. Le climat est très varié, du fait de l'étirement du Japon du nord au sud, de la latitude de Québec à celle de Cuba : Hokkaidō et le nord de Honshū (Sapporo, Niigata) ont un climat continental proche du climat acadien avec un été chaud et un hiver long, froid et très neigeux. Le centre et le sud de Honshū (Tokyo, Nagoya, Osaka), avec Shikoku et Kyūshū, ont un climat subtropical humide, avec un hiver relativement doux avec peu ou pas de neige, et un été chaud et humide. Le climat de l'archipel Ryūkyū (Naha), très au sud, est quasi-tropical, les températures hivernales, de 16 °C en moyenne, ne descendant jamais en dessous de 10 °C. L'archipel japonais connaît de plus une alternance des vents et des courants marins qui influent sur son climat. Au Japon, on retient ainsi cinq zones climatiques pour le pays (voir carte à droite) : Le climat des côtes de la mer du Japon (en bleu à droite) En hiver, les vents sibériens déferlent et provoquent d'énormes chutes de neige sur la côte occidentale de l'archipel[28]. ■ Sapporo ■ Niigata Le climat des côtes de l'océan Pacifique (en vert) En hiver, la côte orientale est protégée des vents d'ouest par la chaîne des Alpes japonaises et connaît un temps sec et ensoleillé, avec des températures tiédies par l'effet du courant chaud Kuroshio au sud. En été, le courant froid Oyashio abaisse les températures au nord alors que le sud, jusqu'à la baie de Tokyo, est frappé par des vents forts, et touché par les tempêtes tropicales et les typhons, entre les deux saisons des pluies appelées tsuyu en juin et akisame (秋雨?) en septembre. ■ Sendai ■ Tokyo ■ Nagoya ■ Fukuoka ■ Kagoshima Le climat des massifs centraux (située au sud des monts Ōu, en rose) Le climat du pourtour de la mer intérieure de Seto (en jaune) Le climat du sud du pays (archipels Amami et Ryūkyū, et archipel d'Ogasawara) ■ Nagano ■ Osaka ■ Hiroshima Naha Île Minamitori Le climat des massifs centraux est parfois considéré comme élément de celui des côtes de l'océan Pacifique, alors que le climat des côtes du sud-est est parfois différencié de celui des côtes du nord-est de par ses fortes précipitations, tout comme celui de l'ouest de Kyushu[29]. Presque tout le Japon bénéficie d’abondantes précipitations : avec 1 750 mm de précipitations en moyenne par an, le Japon est l’un des pays les plus pluvieux de la zone tempérée[30]. Les typhons se forment tout au long de l'année dans le Pacifique sud. De l'hiver au printemps, leur déplacement est limité aux latitudes basses. À partir de l'été, ils progressent vers l'ouest en direction des Philippines (une trentaine s’y forment par an), jusqu'à des latitudes plus élevées : trois ou quatre de ces typhons atteignent le centre du Japon[31]. Ces cyclones constituent d’énormes réservoirs d’eau et peuvent contenir en vapeur jusqu’à cinquante milliards de tonnes d’eau. Les précipitations accompagnant les typhons sont très importantes, elles peuvent facilement atteindre 500 mm de pluie en vingt-quatre heures[31]. Les typhons les plus violents du XXe siècle au Japon ont dévasté Muroto en 1934 (trois mille morts) et la baie d’Ise en 1959 (cinq mille morts). En 2004, dix cyclones se sont abattus sur le Japon, parmi lesquels Meari qui a fait vingt-deux morts et six disparus, pour un total de 155 milliards de yens (1,4 milliard de dollars ou 1 milliard d’euros) de dégâts. En 2008, les typhons ont touché 99 foyers, soit 154 personnes, pour seulement cinq blessés[32]. En comparaison, la même année, 4 995 foyers, soit 8 438 personnes ont été touchés par de fortes pluies, ayant causé la mort ou la disparition de vingt personnes, et 39 foyers, soit 253 personnes, ont subi des vents violents ayant abouti à la mort de sept personnes[32]. Les principales villes de la mégalopole japonaise sont confrontées au phénomène d'îlot de chaleur urbain en été. En août 2010, la température a dépassé 35 °C dans 132 villes, et même 38 °C à Tokyo[33]. Entre la fin mai et le début du mois d'août, 28 000 personnes ont été amenées à l'hôpital à la suite de coups de chaleur, dont 118 en sont mortes[34]. De 1967 à 2007, 6 770 personnes seraient mortes de chaleur au Japon, soit une moyenne de 169 par an[34]. Les régions montagneuses sont quant à elles parfois confrontées à l'effet de foehn. https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9ographie_du_Japon