Table des matières

Géographie du Japon

étude du territoire japonais

En résumé

Le Japon est un archipel situé au large de la côte de l'Asie (Asie de l'Est), bordé par la mer du Japon au nord-ouest, par l'océan Pacifique au sud-est et par la mer des Philippines au sud.

Les principales îles sont, en partant du nord : Hokkaidō, Honshū (l'île principale), Shikoku et Kyūshū, prolongée au sud par les îles Ryūkyū dont fait partie l'île d'Okinawa.

Plusieurs litiges frontaliers perdurent avec la Russie, la Corée du Sud et la Chine.

Carte

Positionnement

Superficie

Quelques chiffres

Description

Le Japon est un archipel volcanique et fortement montagneux, ce qui a pour conséquence une répartition inégale de la population sur le territoire, principalement regroupée le long de la mégalopole japonaise. La deuxième conséquence notable est la forte activité sismique, ces îles étant également touchées par les tsunamis.

Dans la moitié nord, le climat est continental acadien, et subtropical humide au sud, bien que l'on note de fortes différences selon la côte et le relief. Ces différences de climats et de reliefs ont permis le développement d'une faune et d'une flore variée, avec certaines espèces endémiques rares ou disparues, notamment sur l'archipel d'Ogasawara.

Le pays est découpé en 47 préfectures, parfois appelés départements, ayant remplacé les anciennes provinces du Japon, puis divisé en près de 1 800 municipalités.

Localisation

Le Japon est situé à l'extrémité orientale du continent asiatique. C'est un archipel de 3 300 kilomètres de long, s’étalant de la Russie au nord à Taïwan au sud, le long de la côte orientale de l’Asie (Chine et Corées). Il est bordé par la mer d'Okhotsk au nord, la mer du Japon (mer de l'Est) à l'ouest et l'océan Pacifique à l'est et au sud.

Géographie physique

Sa superficie totale est de 377 973 km², ce qui en fait le 61e pays le plus vaste du monde. Il comporte 14125 îles de plus de 100 m2, dont 421 sont habitées (430 en 2008).

Les cinq îles principales représentent 97 % du territoire, soit du nord au sud :

Les îles de Honshū, Shikoku et Kyūshū sont séparées par la Mer intérieure de Seto.

Parmi les autres îles, on trouve deux longs archipels situés aux extrémités sud, est et ouest du pays :

Littoral

La longueur totale du trait de côte du Japon est de 28 600 km.

Géopolitique

Le territoire japonais est le territoire sur lequel l'État japonais exerce sa souveraineté. Le territoire japonais dans ses frontières actuelles est légalement défini après la Seconde Guerre mondiale par le Traité de paix de San Francisco, qui est entré en vigueur en avril 1952.

Grâce à ses nombreuses côtes, le Japon profite d'une des plus grandes zones économiques exclusives au monde.

Topographie

Carte topographique du Japon.

Relief du Japon

Lacs et cours d'eau

Article détaillé :

En 2006, les lacs et rivières représentaient près de 4 % du territoire japonais avec 13 500 km2, les zones terrestres totalisant 364 400 km2. L’archipel présente une superficie importante d’eau. En France par exemple, l’eau ne représente que 0,26 % du territoire. Le relief, c'est-à-dire l’étroitesse et le caractère montagneux de l’archipel, est générateur de fleuves courts et torrentiels. Ils sont anormalement larges en raison du volume d'eau important qu'ils doivent écouler en peu de temps, et se prêtent peu à la navigation. Le plus long fleuve est le Shinano-gawa avec 367 kilomètres. Les glaciers susceptibles de constituer des réserves sont rares, conférant aux régimes fluviaux un caractère saccadé reflétant le rythme des périodes pluvieuses. De manière contrôlée par l’homme, l’eau d’irrigation des rizières proviennent des cours d’eau. Le sol nippon recèle de riches réserves en eaux souterraines, et les lacs sont nombreux et souvent d’origine tectonique ou volcanique. Le plus grand est le lac Biwa avec 670 km2 de superficie, situé au centre de Honshū. Il est le troisième plus ancien lac d'eau douce au monde.

Les montagnes

Article connexe : 100 montagnes célèbres du Japon.

Les montagnes occupent 63 % du territoire, les collines 12 %, les plateaux 11 % et les plaines seulement 14 % (lacs et rivières exclus). Seul un peu plus du cinquième du territoire est habitable (80 500 km2), près des littoraux. Les massifs montagneux s'étirent du Nord au Sud sur plus de 1 800 km le long de l'archipel, avec principalement les monts Ishikari sur Hokkaidō et les monts Kitakami (北上山地, Kitakami sanchi), Ōu, Mikuni (三国山脈, Mikuni sanmyaku), Okuchichibu, Okutama (奥多摩), Tanzawa, Hakone (箱根山, Hakone-yama), Echigo (越後山脈), Yatsugatake, Hida, Kiso, Akaishi, Suzuka, Hira, Kii et Chūgoku sur Honshū. Les monts Hida, Kiso et Akaishi forment les Alpes japonaises, le plus important massif du Japon (92 des 100 plus hautes montagnes du pays). Le point culminant du Japon est le mont Fuji atteignant 3 776 mètres d’altitude, et situé entre les monts Okuchichibu, Akaishi, Tanzawa et Hakone.

Il s’agit d’un relief volcanique, toujours actif mais peu menaçant. Le point le plus bas est le lagon Hachirō à −8 mètres.

Les plaines

La plus grande plaine de l'archipel, celle du Kantō, n'atteint pas 15 000 km2, la suivante est la plaine de Hokkaidō. La rareté des plaines, très peuplées (plus de 800 habitants par km2 sur la côte Est de Honshū), oblige l’exploitation des collines et des montagnes avec le système des cultures en plateaux (les versants sont recouverts de bassins successifs de taille décroissante avec la hauteur, permettant la culture du riz, du soja, etc.). En effet, on ne compte que 46 800 km2 de terres arables (13 % du territoire) et 800 km2 de pâturages (0,2 %) en 2006. Autre conséquence, 69 % du territoire japonais est constitué de zones boisées et de forêts (250 900 km2), et seuls 5 % du territoire est construit, en dehors des routes (18 500 km2).

Le relief subit une érosion violente marqué par de nombreux glissements de terrain, fréquents dans une partie du Chūbu où sont présents d’épais horizons argileux imprégnés d’eau à cause du long enneigement hivernal. Ce sont souvent des langues de terre, épaisses de cinq à vingt mètres, larges de 200 à 500 m et longues d'un à cinq kilomètres, s’écoulant vers l’aval, qui portent rizières et forêts.

Population

La population japonaise est ainsi inégalement répartie sur le territoire, principalement le long de la mégalopole japonaise qui rassemble 105 millions d'habitants sur un total de 127 millions, avec quatre principales zones, du nord au sud :

le Grand Tokyo (Tokyo, Yokohama, Kawasaki, Saitama et Chiba) avec près de 35 millions d'habitants, la sphère du Chūkyō (中京, Chūkyō-ken) autour de Nagoya avec près de 9 millions d'habitants le Keihanshin (Osaka-Kyoto-Kobe) et ses 19 millions d'habitants, la sphère métropolitaine de Fukuoka–Kitakyūshū (福岡・北九州大都市圏, Fukuoka Kitakyūshū Daitoshiken) avec plus de 5 millions d'habitants (7 millions si l'on ajoute Hiroshima). En dehors de la mégalopole, les villes les plus importantes sont Sapporo (Hokkaidō), Sendai et Niigata, plus au Nord.

carte densite population japon

Climat

Le climat japonais est principalement tempéré avec quatre saisons très marquées, allant d'hivers froids et neigeux au nord à un climat subtropical chaud au sud. Il se caractérise par une forte humidité, une saison des pluies (Tsuyu) en juin-juillet et des épisodes de typhons à la fin de l'été.

Article détaillé : Climats japonais.

Tectonique

Plaques, failles et fosses modifier Article détaillé : Séismicité du Japon.

Plaques tectoniques

Ligne tectonique médiane du Japon Failles d'Itoigawa-Shizuoka à l'ouest et de Kashiwazaki–Chiba et de Shibata-Koide à l'est Dépression fossa magna

Géologie de surface. Le Japon est un archipel volcanique, situé sur la « ceinture de feu du Pacifique » à la rencontre de la plaque eurasienne à l'ouest avec ses sous-plaques de l'Amour, d'Okinawa et du Yangtsé (du nord au sud), de la plaque philippine au sud, de la plaque pacifique à l'est et de la plaque d'Okhotsk au nord[Note 3]. Ces plaques sont à l'origine des fosses des Kouriles, du Japon, d'Izu-Ogasawara de Sagami (en), de Nankai, de Suruga (en), de Ryūkyū et d'Okinawa.

En conséquence plusieurs jonctions triples se trouvent sur le territoire japonais : principalement la jonction triple de Boso à la rencontre des plaques pacifique, philippine et d'Okhotsk, et celle au niveau du mont Fuji au nord de la péninsule d'Izu à la rencontre des plaques philippine, de l'Amour et d'Okhotsk.

On observe ainsi plusieurs failles, notamment la ligne tectonique médiane du Japon, celle de Butsuzō, la ligne tectonique Itoigawa-Shizuoka, les lignes tectoniques de Kashiwazaki–Chiba et de Shibata-Koide, et celles de Tanakura et de Hatagawa.

On peut diviser l'arc japonais en quatre zones principales selon ces failles :

À l’ouest de la faille d'Itoigawa-Shizuoka, on trouve une zone interne dénuée de formes structurales nettes dues à des plissements, et une zone externe où à l’inverse elles apparaissent. Dans son ensemble, l’essentiel de son relief actuel résulte de tout un quadrillage de failles et de gauchissements. Le relief de cette zone est en partie déterminé par les failles qui orientent bassins, crêtes, etc. Le volcanisme récent influe peu sur ce relief. La dépression fossa magna (フォッサマグナ, fossa maguna?) entre les failles d'Itoigawa-Shizuoka et de Kashiwazaki–Chiba/Shibata-Koide est une dislocation qui marque la zone de contact des arcs sud-ouest et nord-est. Deux des plus vastes plaines du pays, celles du Kantō et de Niigata se situent au pied de cette grande dislocation, respectivement au sud et au nord. Sur la côte orientale se dressent de nombreux volcans, dont le mont Fuji et le mont Asama. Au nord-est, on distingue deux lignes tectoniques courant depuis le nord du Kantō. Elles se rencontrent en formant un angle ouvert dans la plaine de Sendai. Enfin, Hokkaidō est une zone formée principalement de sédiments tertiaires et de deux axes montagneux, l’un amorçant Sakhaline, et l’autre axe surtout volcanique amorce les Kouriles. Leur intersection est recouverte d’une énorme calotte volcanique nommé Daisetsu-zan.

Séismes

Article détaillé : Liste de séismes au Japon.

Des milliers de secousses telluriques d’intensité variable (de 4 à 7,3 sur l’échelle de Richter) sont ressenties dans le Japon tout entier chaque année, la plupart ne provoquant pas ou peu de dégâts aux constructions humaines. Par ailleurs, les puissants et ravageurs tremblements du plancher sous-marin génèrent des raz-de-marée appelés tsunamis. 1/5e des séismes d'une magnitude égale ou supérieure à 6 recensés dans le monde surviennent au Japon[35]. Entre 1900 et 2004, sur 796 tsunamis observés dans l'océan Pacifique, 17 % d'entre eux ont eu lieu près du Japon. En 2008, 245 foyers, soit 1 261 personnes ont été touchées par des tremblements de terre, 22 en sont décédées ou ont disparu[32].

Les récents séismes les plus meurtriers ayant touché le pays sont[36] :

28 octobre 1891 : le tremblement de terre de Nobi ou de Mino-Owari, d'une magnitude estimée entre 7,5 et 8 sur l'échelle de Richter, qui fit 7 273 morts. 15 juin 1896 : le séisme de Meiji-Sanriku, d'une magnitude de 7,2, qui fit plus de 20 000 morts. 1er septembre 1923 : le séisme de Kantō, d'une magnitude de 7,9, qui fit plus de 100 000 morts et souleva de plus de 7 m les rivages de de la baie de Sagami[27]. 7 mars 1927 : le séisme de Kita-Tango, d'une magnitude de 7,6, qui fit 4 025 morts, dont 1 100 causés par le tsunami ayant suivi. 2 mars 1933 : le séisme de Sanriku, d'une magnitude de 8,4, dont le tsunami qui suivit fit 3 000 morts. 10 septembre 1943 : le séisme de Tottori, d'une magnitude de 7,4, qui fit 1 083 morts. 7 décembre 1944 : le séisme de Tonankai, d'une magnitude de 8,1, qui fit 998 morts. 12 janvier 1945 : le séisme de Mikawa, d'une magnitude de 7,1, qui fit 1 961 morts. 20 décembre 1946 : le séisme de Nankaidō, d'une magnitude de 8,1, qui fit 2 000 morts. 28 juin 1948 : le séisme de Fukui, d'une magnitude de 7,3, qui fit 5 131 morts. 17 janvier 1995 : le séisme de Kōbe, d'une magnitude de 7,2, qui fit 6 437 morts et 43 792 blessés. 11 mars 2011 : le séisme de Tōhoku au large de Sendai, d'une magnitude de 9,0.

Volcans et sources chaudes

Article connexe : Liste des volcans du Japon. Le volcanisme japonais est un volcanisme de convergence, au contact des plaques de subduction. Cependant, aucun volcan ne se trouve près des dislocations tectoniques majeures et les grandes failles n’ont donné naissance à aucun volcan, si ce n’est les monts Aso, Fuji et Asama. Il y a environ 200 volcans au Japon, dont 77 considérés comme actifs[37] : 10 % des 700 volcans actifs terrestres se situent au Japon[37]. Ils sont surtout localisés à Hokkaidō, le long de la fossa magna ainsi qu’au centre de Kyūshū. Les volcans japonais sont très divers. On trouve des volcans effusifs (ou volcans rouges) et surtout explosifs (ou volcans gris), les plus courants. Les trois plus grands volcans du Japon sont le mont Fuji, le mont Ontake et le mont Norikura.

Il semble que les grands phénomènes volcaniques qui ont abouti à la formation des caldeiras (caldeira d'Aira, lacs Tōya et Tazawa…), de même que les émissions de cendres très importantes qui ont notamment constitué le plateau de cendres du Shirasu-Daichi, au sud de Kyūshū, soient le fait d’un volcanisme passé, et que le volcanisme actuel n'en présente plus que des « séquelles ». Il y a au Japon sept grands ensembles de caldeiras. Les émissions de cendre auraient certainement joué un rôle essentiel dans le relief et sur la végétation et la pédocénose japonaises : les sols volcaniques sont généralement très fertiles et la plupart des piémonts de volcans offrent de belles ressources en eau. Les éruptions volcaniques font peu de victimes grâce aux prévisions, les dégâts sont plus d’ordre économique en s’attaquant à certaines zones agricoles.

Les sources naturelles d’eau chaude appelées onsen, conséquence agréable de l'activité volcanique de l'archipel, sont nombreuses et très populaires. Elles ont souvent été aménagées en bains publics, hôtels ou stations thermales pour les séjours de villégiature et retraites de santé[38]. On peut par exemple s’y baigner dans des « baignoires » naturelles de 40 à 65 °C.

Environnement

Ressources naturelles

Article connexe : Économie du Japon.

Le Japon vu par satellite. Les côtes du Japon s'étendent officiellement sur 33 889 km, dont 18 739 km pour les quatre principales îles (19 240 avec Okinawa Hontō)[5],[Note 4]. La côte pacifique possède de larges interpénétrations terre et mer (comme les baies de Tokyo et de Nagoya). Vers la mer du Japon au contraire, la côte est à peu près rectiligne sur 1 200 km, exception faite de la péninsule de Noto. Les côtes de la mer du Japon sont en général basses, dunaires et marécageuses, tandis que les formes d'accumulation sont moins achevées sur le Pacifique. Le Japon profite avec ces nombreuses côtes (1 km pour 13 km2 de terres) d'une zone économique exclusive de 4 427 915 km2, la sixième plus importante au monde[7].

À l'exception des produits de la pêche (poissons, crustacés, baleines), auxquels s'ajoutent quelques industries minières et l'exploitation forestière, les ressources naturelles sont faibles[39]. Ainsi, l'eau est la première ressource naturelle de l'archipel nippon[40]. En effet, les eaux marines japonaises sont poissonneuses, grâce à la rencontre des courants marins chauds et froids[40]. Et l'eau douce est abondante au Japon, notamment du fait de ses précipitations annuelles moyennes de 1 750 mm[41]. De ce fait, les nappes phréatiques sont bien alimentées et les rivières pérennes[41]. Cette abondance en eau favorise la riziculture[30]. Le manque d'un certain nombre de ressources naturelles sur le sol nippon fait du Japon le premier importateur mondial de charbon et de gaz naturel liquéfié, et le troisième importateur de pétrole[39].

Sols

Les sols japonais sont fort variés mais généralement acides, et en majorité peu évolués. Ils se sont généralement développés sous une couverture forestière. Les sols azonaux forment 82 % des sols du Japon. Parmi eux, les sols minéraux bruts des régions en pentes (68 %) sont très présents au vu du relief japonais très montagneux et pentu, et généralement minces à cause du ravinement, alors que les sols alluviaux des plaines, les plus fertiles, couvrent 14 % du territoire nippon (leurs caractéristiques sont très variées puisqu’elles dépendent des conditions locales de l’écoulement de l’eau). Les sols zonaux, peu fertiles, présentent un profil caractéristique d’un milieu végétal et climatique auquel ils ont été longuement exposés. Ils sont peu présents, compte tenu du relief abrupt : ce sont des sols surtout podzolisés, soit gris-brun dans les régions froides, soit rougeâtres dans les régions subtropicales. Enfin, les sols intrazonaux, des sols stationnels, ont des profils développés, et se situent à proximité des volcans, les cendres caractérisant une grande partie d’entre eux. Ils sont sombres et acides et retiennent peu l’humidité, aussi leur fertilité est médiocre.

Océan et fond marin

Relief et fond marin du Japon. La zone économique exclusive du Japon est 4 470 000 km2[17]. Il a beaucoup de vie marine. On estime que de grandes quantités de ressources se trouvent sur les fonds marins.

Faune et flore

Végétation

Le cerisier du Japon. Article détaillé : Flore du Japon. La grande variété de la végétation japonaise (environ 17 000 espèces) est liée au climat et au relief. La végétation du Japon est essentiellement forestière. La forêt couvre 67 % de la surface du pays et elle est composée par une majorité de feuillus et de conifères : chênes, hêtres, érables, thuyas, pins rouges et noirs, associés aux bouleaux et aux frênes. À l'ouest domine une forêt où conifères poussent aux côtés de bambous, magnolias et chênes verts. Les pruniers et abricotiers, les cerisiers à floraison précoce, ainsi que les bambous et les pins sont devenus les symboles traditionnels du pays. Les Japonais respectent et conservent la forêt.

Au Japon, on dénombre 168 espèces différentes d’arbres (l’Europe dans son intégralité n’en a que 85, en 1975). Ceci s'explique par les facteurs cités précédemment, l’étendue en latitude de l’archipel japonais (3 500 km du nord au sud), ses variations de climat allant de tempéré froid à subtropical, ses reliefs (ses plaines et ses hautes altitudes), ainsi que les différents sols. La grande variété et la luxuriance de la végétation s'expliquent également par la chaleur et l'humidité des étés, et l’abondance d’eau (nappes phréatiques, lacs…). Le Japon n'ayant pas connu les grandes glaciations du Quaternaire, la végétation du Pléistocène (troisième époque du Néogène, fin du Paléolithique) a été épargnée. Elle est caractérisée par un grand nombre d'espèces végétales et 7 % de cette forêt est considérée comme primaire.

La forêt est composée de trois types. La première est de type boréal, on la rencontre dans le nord et l’est de Hokkaidō : les conifères y forment la majorité de la couverture végétale, associés au bouleau et au frêne. Le second type de forêt dit tempéré se compose de feuillus et de conifères. On peut la diviser en deux parties : la forêt véritablement tempérée (chênes, hêtres, érables, thuyas, pins) dans le nord de Honshū, et la forêt de type pénétropical qui s'observe dans l'ouest du Japon : on y retrouve conifères, chênes, bambous, magnolias. Enfin à Kyūshū, Shikoku, et dans le sud de Honshū, ce sont les arbres de la végétation subtropicale que l'on rencontre, tels le bambou, le camphrier, le banian. Les variations des types forestiers sont liées principalement aux climats de l’archipel.

Chiffres du Ministère de l'Environnement avec liste rouge de l'UICN en 2005[42] Groupes Espèces EX EW CR EN VU NT DD Tracheobionta 7 000 20 5 564 480 621 145 52 Bryophyte 1 800 0 0 110 70 4 54 Algue 5 500 5 1 35 6 24 0 Lichen 1 000 3 0 22 23 17 17 Fungi 16 500 27 1 23 10 0 0 Total 31 800 55 7 1264 730 190 123

Faune

La grue du Japon. Tout comme la flore japonaise très riche du fait de grandes différences climatiques et géologiques entre le nord et le sud, le Japon abrite des animaux vivant sous différents climats : animaux des tropiques du sud-est asiatique, animaux de la zone tempérée de la Corée et de la Chine et animaux subarctiques de Sibérie.

L’île de Hokkaidō, qui se trouve en majeure partie face à la mer d'Okhotsk dans la région arctique est fréquentée occasionnellement par des animaux originaires de la zone arctique tels que le morse, et sur le plan terrestre de nombreux animaux se trouvent sur cette île puisqu’elle est peu industrialisée. On y trouve surtout des animaux de climat tempéré froid comme l’ours brun, comme au nord de Honshū.

La mer au nord de Honshū appartient à la région du Pacifique nord, qui fait partie du royaume du nord, et longe la côte sud des îles Aléoutiennes et la côte ouest des États-Unis jusqu'en Californie. On y trouve des otaries, des lions de mer et des baleines. La mer au sud du Honshū central appartient à la région indopacifique occidentale qui fait partie du royaume tropical. Elle regorge de poissons de coraux colorés, de serpents de mer et de tortues, on y trouve aussi le dugong et le marsouin aptère.

Le Japon en comparaison à sa flore, possède une faune réduite, sa faune comporte néanmoins 188 espèces de mammifères, 250 espèces d’oiseaux et 87 espèces de reptiles, de batraciens et de poissons. Le seul primate (hormis l'homme) est le singe à face rouge, le macaque du Japon, que l’on trouve sur tout le territoire de Honshū. Parmi les carnivores, on rencontre encore des ours noirs et des ours bruns. Le renard est très répandu. Le cerf est l’espèce de cervidés la plus commune. Le Japon ayant été de par le passé plusieurs fois détaché et rattaché au continent, de nombreuses espèces animalières que ne l’on ne trouve pas dans les pays voisins ont élu domicile dans l’archipel nippon. De même pour les îles Ryūkyū qui se seraient détachées du continent antérieurement aux îles principales.

Chiffres du Ministère de l'Environnement avec liste rouge de l'UICN en 2005[42] Groupes Espèces EX EW CR EN VU NT DD Mammifère 200 4 0 12 20 16 16 9 Oiseau 700 13 1 17 25 47 16 15 Reptile 97 0 0 2 5 11 9 1 Amphibien 64 0 0 1 4 9 5 0 Poisson 300 3 0 29 29 18 12 5 Insecte 30 000 2 0 63 76 161 88 Mollusque 1 000 25 0 86 165 206 69 Araignée/crustacé 4 200 0 1 10 23 31 36 Total 36 500 47 2 303 365 456 223 On trouve notamment parmi les espèces[43] :

disparues : le roselin, le pigeon et la grive des Bonin (archipel d'Ogasawara), le pigeon à col d'argent ou pigeon des Ryūkyū, ou encore l'otarie du Japon ;

en danger critique d'extinction : l'Anoxypristis cuspidata (un poisson-scie), le pic d'Okinawa, la tortue imbriquée ou le tadorne de Corée ; en danger : le fuligule de Baer, le rat des Ryūkyū, le lapin des Ryūkyū, la cigogne orientale, l'ibis nippon, la petite spatule, le bihoreau du Japon, et des amphibiens tels que le Babina holsti, le Babina okinavana, l’Odorrana amamiensis, l’Odorrana ishikawae, ou l’Odorrana narina. Protection modifier

Centrale nucléaire d'Ikata. L'histoire environnementale du Japon et les politiques actuelles reflètent un équilibre fragile entre le développement économique et la protection de l'environnement. Dans la rapidité de la croissance économique après la Seconde Guerre mondiale, les politiques d'environnement ont été délaissées par le gouvernement et les entreprises industrielles. Conséquence inévitable, la pollution a fortement sévi au Japon dans les années 1950 et 1960 et a entraîné

certains fléaux comme la maladie de Minamata. Avec la montée des préoccupations sur le problème, le gouvernement a introduit de nombreuses lois sur la protection de l'environnement[44] en 1970 et a créé le Ministère de l'Environnement en 1971. Le premier choc pétrolier a également encouragé l'utilisation efficace de l'énergie au Japon en raison du manque de ressources naturelles[45]. Les questions environnementales actuellement prioritaires comprennent la pollution de l'air en zones urbaines (les NOx, ou oxydes d'azote, sont des substances toxiques irritantes pour les voies respiratoires), la gestion des déchets, l'eutrophisation de l'eau, la conservation de la nature, la gestion des produits chimiques et la coopération internationale pour la conservation de l'environnement[46]. Le Japon est de plus touché par les pluies acides, en partie provoquées par les rejets industriels chinois[47].

Aujourd'hui, le Japon est l'un des leaders mondiaux dans le développement de nouvelles techniques respectueuses de l'environnement. Les automobiles hybrides de Toyota et Honda ont été désignées comme ayant la plus haute économie de carburant et les plus basses émissions[48]. Ceci est dû à la technique de pointe des systèmes hybrides, aux biocarburants, à l'utilisation de matériel léger et à une meilleure ingénierie.

Le Japon prend également en considération les problèmes entourant le changement climatique. En tant que signataire du protocole de Kyoto, et hôte de la conférence de 1997 qui l'a établi, le Japon est dans l'obligation de réduire ses émissions de dioxyde de carbone et de prendre d'autres mesures liées à la lutte contre le changement climatique. La Cool Biz, présentée par l'ancien Premier ministre Junichiro Koizumi, avait pour cible la réduction de l'utilisation de l'énergie grâce à la réduction de l'utilisation de la climatisation dans les bureaux du gouvernement. Le Japon va forcer l'industrie à faire des réductions d'émissions de gaz à effet de serre, en vertu de ses obligations liées au protocole de Kyoto[49].

Le pays est classé trentième dans le classement des pays en fonction de leur indice de durabilité environnementale[50].

Le Japon est cependant l'un des importateurs majeurs d'espèces animales et végétales en danger : il aurait importé, en 2007, 50 000 individus appartenant à 1 600 espèces en danger différentes sur les 5 000 espèces animales et 28 000 végétales en danger répertoriées dans le monde[51].

Il est de plus 4e pêcheur mondial de thon rouge de l'Atlantique avec 9 % des captures, ainsi qu'un fort importateur, aboutissant à une consommation locale estimée de 80 % des thons péchés en Méditerranée[52],[53]. Le thon rouge, en particulier le thon gras, est consommé sous forme de sushis, très recherché au Japon malgré la raréfaction de ce poisson. Le Japon est le pays au monde où l'on trouve le plus de récifs artificiels : vingt millions de mètres cubes de récifs ont été immergés, soit un aménagement de 12 % du plateau continental en 2008[54

Le Japon est également un des rares pays à pratiquer la chasse à la baleine[55]. La baleine est chassée dans le cadre d'un programme de recherche scientifique, autorisé par la Commission baleinière internationale, et la viande des baleines ainsi pêchée est ensuite vendue dans les restaurants japonais[56]. Le Japon est à ce sujet soupçonné d’acheter les voix de petits pays (Tanzanie, Kiribati, îles Marshall) à la Commission, monnayant leur vote contre des aides au développement[57].

Articles connexes : Parcs nationaux du Japon et Liste des réacteurs nucléaires du Japon.

Découpage administratif modifier

Article détaillé : Subdivisions du Japon. L'organisation territoriale du Japon est définie par la loi d'autonomie locale de 1947. Elle subdivise le pays en plusieurs échelons hiérarchisés, de la municipalité à la préfecture (ou département). Le Japon étant un État unitaire, les juridictions locales dépendent largement, notamment sur le plan financier, du gouvernement central, et dépendent pour ce qui est de la règlementation de leur fonction publique et de leur administration du ministère des Affaires intérieures et des Communications. Ce système fut ainsi qualifié d'« autonomie à 30 % » (三割自治, San wari jichi?).

Le Japon est scindé, d'un point de vue géographique et non politique ou administratif, en huit régions (voire neuf, si la préfecture d'Okinawa n'est pas inclus dans le Kyūshū) qui sont du Nord au Sud : Hokkaidō, Tōhoku, Kantō, Chūbu, Kansai (couramment appelé Kinki), Chūgoku, Shikoku et Kyūshū. La région du Chūbu est parfois décomposée en trois régions : la région de Hokuriku sur la côte nord-ouest, la région de Kōshinetsu à l'est et la région de Tokai au sud. Les limites de ces dernières ne sont cependant pas fixées avec précision.

Préfectures modifier Article détaillé : Préfectures du Japon. Les 47 préfectures japonaises (都道府県, todofuken?), ou départements, forment les plus grandes subdivisions administratives japonaises. Elles regroupent quatre réalités différentes :

une préfecture métropolitaine (都, to?), ou tout simplement métropole, pour l'élément particulier que constitue la capitale : Tokyo. une préfecture insulaire (道, dō?), pour symboliser la spécificité administrative qu'a toujours représenté Hokkaidō. deux préfectures gouvernementales (府, fu?) créées au XIXe siècle pour distinguer les deux plus importantes régions urbaines après Tokyo : Osaka et l'ancienne capitale Kyoto. 43 préfectures « rurales » (県, ken?), ou tout simplement préfectures ou départements. Elles ont remplacé les anciennes provinces du Japon à la suite de la restauration de Meiji de 1867.

Districts et sous-préfectures modifier Articles détaillés : Sous-préfectures du Japon et Districts du Japon. Les préfectures peuvent être également subdivisées en deux types de subdivisions qui ne constituent pas des entités politiques (elles n'ont ni exécutif, ni conseil élu, mais gèrent administrativement certains services comme l'état civil, la voirie), mais uniquement administratives et territoriales :

les sous-préfectures (支庁, shichō?) ; les districts du Japon (郡, gun?) ou districts ruraux : subdivisent les sous-préfectures à Hokkaidō, et directement les préfectures ailleurs, sans pour autant s'étendre sur l'ensemble du territoire préfectoral. En effet, elle ne regroupe que les municipalités rurales, à savoir les bourgs et villages.

Municipalités

Régions et principales villes. Article détaillé : Municipalités du Japon. Au 5 mai 2009, le Japon possédait toujours 1 799 municipalités (市区町村, shikuchōson?) ou communes, mais ce nombre est appelé à être diminué à 1 000 selon la loi de fusion des municipalités de 2004. On distingue les municipalités urbaines : villes ou arrondissements spéciaux à Tokyo, et rurales : les bourgs et villages.

Les principales villes du Japon classées en ordre décroissant d’habitants sont (chiffres de 2005)[58] :

Tokyo : 12,7 millions pour la préfecture, dont 8,3 millions pour les vingt-trois arrondissements spéciaux[59]. Yokohama : 3,6 millions Osaka : 2,6 millions Nagoya : 2,2 millions Sapporo : 1,9 million Kobe : 1,5 million Kyoto : 1,5 million Fukuoka : 1,4 million Kawasaki : 1,3 million Saitama : 1,2 million Hiroshima : 1,1 million Sendai : 1 million

Notes

Le nombre de 3 à 4 000 îles est fréquemment cité, sans que la définition de la notion d'« île » ne soit cependant précisée. L’appellation Fuji-yama est erronée, car le nom japonais est Fuji-san. L’erreur provient du fait que yama et san sont deux lectures du même kanji 山 signifiant « montagne ». La plaque d'Okhotsk est parfois associée à la plaque eurasienne ; elle était auparavant considérée comme partie de la plaque nord-américaine. 29 751 km selon le CIA World Factbook

Voir aussi

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Articles connexes

Géographie : Mont Nyohō, Mont Nantai, Lac Chūzenji

tremblements de terre

Liste de points extrêmes du Japon

Système japonais d'adresses

Terre-pleins littoraux

Vocabulaire japonais de la géographie

Bibliographie

Document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Sources :

wikipedia