L'allégorie du seau en bois : l'équilibre Ermite Zen
Le principe du seau
Imaginez un seau en bois composé :
* d'un fond ; * de plusieurs planches verticales de différentes hauteurs.
La capacité du seau ne dépend pas de la planche la plus grande.
Elle dépend de la plus petite.
Même si toutes les autres planches sont très hautes, l'eau ne pourra jamais dépasser le niveau de la planche la plus basse.
Cette image constitue une métaphore particulièrement intéressante du développement personnel.
«Notre capacité globale dépend aussi de ce que nous avons le plus négligé.»
Le seau Ermite Zen
Dans Ermite Zen, le seau représente notre capacité globale à vivre, apprendre, agir et rester autonome.
Chaque planche représente une dimension essentielle.
Ces dimensions ne sont pas indépendantes.
L'énergie permet d'agir.
La résistance permet de supporter l'effort.
La mobilité permet de rester libre de ses mouvements.
L'intellect permet de comprendre.
La technique permet de résoudre et de construire.
L'érudition permet d'apprendre et d'élargir sa compréhension du monde.
Chaque planche peut grandir grâce à la pratique et à l'apprentissage.
Mais si l'une d'elles reste très courte, elle peut devenir une limitation pour l'ensemble.
Les six planches ERMITE
⚡ É – Énergie
L'Énergie représente le carburant nécessaire pour agir.
Elle concerne notamment :
* l'endurance ; * la capacité à soutenir un effort ; * l'activation corporelle ; * la respiration ; * la gestion de ses réserves.
Une personne peut posséder de grandes compétences mais être incapable de les mobiliser lorsqu'elle manque constamment d'énergie.
«Sans carburant, même le meilleur moteur ne sert pas à grand-chose.»
💪 R – Résistance
La Résistance représente la solidité physique.
Elle comprend notamment :
* le renforcement musculaire ; * la force ; * le gainage ; * la capacité à supporter un effort ; * la robustesse corporelle.
Elle permet d'avoir un corps suffisamment solide pour rester actif et autonome.
«Être capable ne signifie pas seulement savoir faire. Il faut aussi pouvoir le faire.»
🤸 M – Mobilité
La Mobilité représente la liberté de mouvement.
Elle comprend :
* souplesse ; * équilibre ; * coordination ; * posture ; * mobilité articulaire ; * adaptation corporelle.
Un corps fort mais très limité dans ses mouvements possède malgré tout une planche courte.
«La force sans liberté de mouvement reste une liberté incomplète.»
🧠 I – Intellect
L'Intellect représente la capacité à comprendre, réfléchir et se comprendre.
Il comprend notamment :
* connaissance de soi ; * intelligence intrapersonnelle ; * intelligence interpersonnelle ; * philosophie ; * réflexion ; * esprit critique ; * compréhension des émotions.
Un individu peut posséder énormément de connaissances sans forcément savoir les utiliser pour comprendre ses propres comportements ou ses relations.
«Comprendre le monde commence aussi par apprendre à se comprendre soi-même.»
⚙️ T – Technique
La Technique représente les outils intellectuels et pratiques permettant d'agir sur le monde.
Elle comprend notamment :
* logique ; * mathématiques ; * informatique ; * programmation ; * résolution de problèmes ; * organisation ; * automatisation ; * méthodes de travail.
La technique augmente directement l'autonomie.
«Plus je sais faire, moins je dépends de solutions toutes faites.»
📚 É – Érudition
L'Érudition représente la curiosité et l'accumulation progressive de connaissances.
Elle comprend :
* culture générale ; * histoire ; * sciences ; * géographie ; * langues ; * lecture ; * mémoire ; * mnémotechnique ; * découvertes.
L'objectif n'est pas d'impressionner.
Il est de disposer d'une compréhension toujours plus riche du monde.
«Apprendre parce que le monde est vaste et intéressant.»
Le fond du seau : le Zen
Le fond du seau représente le Zen.
Il ne constitue pas une planche supplémentaire.
Il permet aux autres planches de former un ensemble.
Sans fond :
* les connaissances se dispersent ; * les compétences deviennent une accumulation désordonnée ; * la recherche de performance peut devenir une source de stress ; * l'amélioration peut se transformer en obligation permanente.
Le Zen apporte :
* calme ; * présence ; * simplicité ; * acceptation ; * équilibre ; * capacité à ralentir.
«Le but n'est pas simplement d'avoir des planches plus hautes. Il faut aussi avoir un seau capable de contenir ce qu'elles permettent d'acquérir.»
Pourquoi ne pas simplement développer ses points forts ?
Parce que nous avons naturellement tendance à faire ce que nous aimons et ce que nous réussissons déjà.
Un passionné d'informatique peut passer des heures à perfectionner ses compétences techniques tout en négligeant son corps.
Une personne sportive peut développer sa force tout en négligeant sa curiosité intellectuelle.
Un grand lecteur peut accumuler énormément de connaissances tout en oubliant son énergie physique.
Le résultat peut être impressionnant sur une planche.
Mais le seau reste limité.
«Développer son meilleur domaine est agréable. Relever son domaine le plus faible est parfois beaucoup plus utile.»
Le principe de la planche la plus courte
Le but n'est pas de rendre toutes les planches parfaitement égales.
Ce serait impossible et probablement inutile.
Chacun possède naturellement :
* des talents ; * des préférences ; * des points forts ; * des difficultés ; * des domaines qui l'intéressent davantage.
Le principe est plus simple :
«Identifier les planches suffisamment courtes pour devenir réellement limitantes.»
Une fois cette planche identifiée, quelques petits progrès peuvent parfois avoir davantage d'impact que de nouvelles améliorations dans un domaine déjà très développé.
La routine pondérée
C'est précisément l'une des raisons pour lesquelles la routine Ermite Zen est pondérée.
L'application ne doit pas simplement demander :
«« Qu'est-ce que tu aimes faire ? »»
Elle doit également se demander :
«« Qu'est-ce qui a été négligé ? »»
La sélection des exercices peut donc tenir compte :
* de la fréquence récente de chaque pilier ; * du niveau atteint ; * des difficultés rencontrées ; * des compétences à consolider ; * du temps écoulé depuis une pratique ; * de l'équilibre général du système.
Une dimension régulièrement travaillée peut recevoir temporairement moins de poids.
Une dimension délaissée peut devenir davantage prioritaire.
«La routine ne cherche pas seulement à flatter les points forts. Elle cherche à entretenir l'ensemble.»
Le seau n'est pas une compétition
L'objectif n'est pas d'avoir le plus grand seau.
Il n'existe pas de taille idéale universelle.
Une personne peut avoir besoin de davantage d'Érudition.
Une autre de davantage de Mobilité.
Une troisième aura surtout besoin de travailler son Énergie.
Le seau représente donc un équilibre personnel, pas une norme.
«La bonne taille du seau est celle qui correspond à la vie que l'on souhaite mener.»
Exemple : une personne très cultivée
Imaginons une personne possédant une excellente culture générale.
Sa planche Érudition est très haute.
Elle dispose également d'un excellent niveau d'Intellect.
Mais elle a très peu d'Énergie et néglige complètement la Mobilité.
Le problème n'est pas qu'elle manque de connaissances.
Elle risque plutôt de ne pas disposer des ressources physiques nécessaires pour profiter pleinement de ses capacités.
Dans son cas, augmenter encore l'Érudition apporte probablement moins que relever légèrement les planches Énergie et Mobilité.
«Le progrès le plus utile n'est pas toujours celui qui produit le plus beau score.»
Exemple : une personne très sportive
À l'inverse, une personne peut posséder :
* une excellente Résistance ; * beaucoup d'Énergie ; * une bonne Mobilité.
Mais elle peut très peu développer son Intellect, sa Technique ou son Érudition.
Son corps est performant.
Mais certaines capacités nécessaires à son autonomie restent limitées.
Le seau rappelle alors :
«La force d'une partie ne compense pas indéfiniment la faiblesse d'une autre.»
Le Kaizen du seau
Le Kaizen transforme cette métaphore en méthode.
Il ne demande pas :
«« Comment améliorer tout simultanément ? »»
Il demande plutôt :
1. Observer
Quelle planche semble actuellement limiter l'ensemble ?
2. Choisir
Quelle petite amélioration serait réellement utile ?
3. Agir
Faire une micro-action.
4. Observer à nouveau
La situation a-t-elle changé ?
5. Ajuster
Une autre planche est-elle désormais devenue la plus courte ?
Et recommencer.
«Le Kaizen ne cherche pas à remplir le seau d'un seul coup. Il relève progressivement les planches qui limitent le système.»
La dernière pratique compte
Le principe Ermite Zen ajoute une dimension supplémentaire.
La longueur des planches n'est pas figée.
Le pratiquant évolue.
Une compétence peut être :
* découverte ; * développée ; * consolidée ; * automatisée ; * temporairement négligée ; * de nouveau sollicitée.
La routine doit donc observer ce qui vient réellement de se passer.
Une pratique difficile peut justifier une consolidation.
Une pratique facile peut permettre une progression.
Un domaine longtemps délaissé peut recevoir davantage de poids.
«Le seau d'aujourd'hui n'est pas exactement celui d'hier.»
Le mode SOS et le seau
Le mode SOS participe lui aussi à l'équilibre du seau.
Une journée difficile ne signifie pas nécessairement qu'une planche doit être abandonnée.
Si un exercice physique n'est pas possible, il peut parfois être adapté :
* mouvement réel + visualisation ; * isométrie + visualisation ; * visualisation seule.
Ainsi, même lorsque la charge physique doit diminuer, la continuité de la pratique peut être préservée.
Le but n'est évidemment pas de prétendre que la visualisation remplace complètement l'entraînement physique.
Il s'agit de maintenir le lien et d'éviter qu'un jour difficile provoque une rupture inutile dans la routine.
«Une planche peut progresser doucement. Elle n'a pas besoin d'être abandonnée parce que le pratiquant traverse une journée difficile.»
Le piège de la planche parfaite
Il existe enfin un autre piège :
vouloir rendre chaque planche parfaite.
Si l'on transforme chaque faiblesse en problème à corriger et chaque force en compétence à maximiser, le développement personnel devient une course sans fin.
Le seau rappelle quelque chose de plus simple :
«Le but n'est pas la perfection. Le but est que le système fonctionne.»
Une planche peut être plus courte.
Une autre peut être beaucoup plus longue.
Ce n'est pas grave.
Ce qui importe est de ne pas laisser une faiblesse importante empêcher l'ensemble de fonctionner.
L'équilibre plutôt que la performance
Ermite Zen ne cherche donc pas à construire :
le plus grand muscle ;
la meilleure mémoire ;
la plus grande culture ;
le meilleur score logique ;
la plus grande productivité.
Il cherche à construire quelque chose de plus intéressant :
«un être humain suffisamment équilibré pour utiliser ses différentes capacités ensemble.»
La force soutient l'action.
La mobilité soutient la liberté.
L'intellect soutient la compréhension.
La technique soutient l'autonomie.
L'érudition soutient la curiosité.
L'énergie permet à tout cela de fonctionner.
Et le Zen permet de ne pas transformer l'ensemble en course permanente.
La leçon Ermite Zen
«On ne devient pas plus capable en développant uniquement ce qui est déjà fort.»
On augmente sa capacité globale en identifiant progressivement ce qui limite l'ensemble.
Le but d'Ermite Zen n'est donc pas de construire la plus grande planche possible.
C'est de construire un seau suffisamment équilibré pour contenir davantage de vie.
Davantage d'expériences.
Davantage de connaissances.
Davantage d'autonomie.
Davantage de possibilités.
Et surtout, suffisamment de sérénité pour en profiter.
Ne cherche pas à rendre toutes tes planches identiques.
Cherche simplement à éviter qu'une planche trop courte t'empêche d'utiliser les autres.
Observe.
Travaille la planche utile.
Laisse les autres continuer à grandir.
Et recommence.
C'est le Kaizen d'Ermite Zen.
Voir aussi
- 💳 Faire un don maintenant (lien à venir)
- 📧 Pour toute question ou suggestion, contactez-moi.
Merci pour votre soutien ! 🌸